5 leçons financières que mon père m’a apprises

Date de publication : 14 juin 2016
Par :
Father and daughter

Photo courtoisie de : Claudia Heidelberger

Pour beaucoup de jeunes de la génération du millénaire, les parents sont une source essentielle d’information financière, et les miens n’étaient pas différents. Mes parents n’étaient pas aussi impliqués dans mon éducation financière que d’autres parents, mais j’en ai tiré quelques petits bouts d’information précieux qui m’ont aidés à éviter de souffrir sur le plan financier. En particulier, j’ai appris beaucoup de mon père, qui était propriétaire d’une petite entreprise et s’y connaissait un peu en matière de gestion d’argent.

Pour marquer la prochaine fête des Pères, voici cinq leçons financières que mon père m’a apprises.

Des sources de revenus multiples garantissent une sécurité financière

Mon père était entrepreneur et son entreprise disposait de plusieurs sources de revenus. Il recevait toujours des sommes provenant d’un projet ou d’un autre.

J’ai utilisé cette stratégie à l’école secondaire lorsque je travaillais à temps partiel et gérais une pension pour chevaux. J’utilise cette stratégie toujours aujourd’hui. Je travaille à temps plein mais je gère une entreprise indépendante à côté. C’est vrai que c’est beaucoup de travail, mais si je suis licenciée de mon emploi à temps plein, j’ai toujours mon activité secondaire qui me fournit suffisamment de revenus pour survivre. Cela me rassure grandement.

C’est mieux de recevoir un seul coup de poing dans le visage que cinquante dans le bras

Lorsque j’étais à l’école secondaire, j’ai accompagné mon père quand il a acheté une nouvelle voiture familiale. En négociant le prix avec le concessionnaire, mon père a immédiatement rejeté l’option de financement et a cité l’analogie que j’ai mentionnée ci-dessus.

L’analogie est un peu pittoresque, mais il voulait dire que l’on ne doit jamais financer un achat si l’on peut le payer en espèces.

Il est toujours préférable de payer les achats en espèces immédiatement, car vous ne savez jamais ce que seront vos revenus à l’avenir. Cette leçon s’applique même aux options de financement à 0 %. Je préfère payer l’achat immédiatement plutôt que de le financer et de devoir le payer chaque mois. Si je perdais mon emploi, je serais tenue de payer le solde.

Bien sûr, tout payer en espèces n’est pas toujours possible. Je devais emprunter 40 000 $ pour mes études universitaires et 12 000 $ pour ma voiture. Dans ces cas, je n’avais pas l’argent pour payer ces achats, donc j’ai dû les financer. Ensuite, je me suis mise à rembourser ces dettes aussi vite que possible, une fois que j’avais les moyens de le faire.

L’enseignement postsecondaire est un investissement

Je me rappelle clairement d’avoir eu cette conversation avec mon père lorsque je choisissais une spécialisation pour mon programme de premier cycle.

J’ai parcouru beaucoup de spécialisations différentes, du journalisme à la biochimie, mais en fin de compte, après avoir recherché le potentiel professionnel de chaque programme, j’ai choisi un diplôme de commerce avec spécialisation en gestion du marketing. Le revenu moyen des diplômés de ce programme était supérieur à la moyenne, le taux de chômage était très faible, et le programme de stage coopératif me permettait d’acquérir une précieuse expérience pendant les étés tout en gagnant un peu plus que le salaire minimum.

Je suis ravie d’avoir choisi un diplôme en commerce, car je connais beaucoup de diplômés qui ont payé le même montant que j’ai payé pour obtenir mon diplôme mais qui sont sans emploi ou sous-employés dans leur domaine d’études.

Faites toujours les choses à l’interne

En tant que propriétaire d’entreprise, mon père savait qu’il était souvent beaucoup moins cher de faire les choses lui-même que de payer une autre entreprise.

J’ai pris cela à cœur et j’internalise presque tout ce que je fais dans ma vie personnelle. Qu’il s’agisse de laver ma voiture, de promener mon chien, de nettoyer la maison, de faire des rénovations ou de payer mes impôts, je préfère épargner l’argent et faire les choses moi-même plutôt que de payer une autre personne.

C’est difficile d’épargner de l’argent lorsque vous n’en avez pas

Je me souviens d’une situation particulière dans ma vie où ma mère et mon père ont reçu un petit héritage d’un parent.

Ils ont tous les deux reçu le même montant, et ma mère a dépensé sa part.

Elle a acheté des choses dont notre famille avait besoin : des casseroles et poêles et un ensemble de patio. D’autre part, mon père a épargné son gain inattendu et l’a utilisé pour payer les primes d’une petite police d’assurance-vie. En fin de compte, l’argent hérité par ma mère a disparu, alors que l’argent hérité par mon père a été utilisé pour financer un héritage pour ses enfants. C’est difficile d’épargner de l’argent lorsque vous n’en avez pas, mais vous devez commencer quelque part.

En tant qu’adulte, je le comprends parfaitement. Je me rappelle que peu après avoir fini de payer mes dettes, l’idée d’épargner 10 000 $ pour établir un fonds d’urgence semblait irréalisable.

Je croyais qu’il m’était complètement impossible d’épargner une telle somme. Mais j’ai établi un objectif et je m’y suis attaquée, et je l’ai réalisé. Deux ans plus tard, j’ai perfectionné mes compétences pour économiser de l’argent jusqu’au point où je peux épargner 10 000 $ sur cinq mois, dû en partie aux intérêts gagnés sur l’argent que j’ai déjà investi.

C’est difficile d’épargner de l’argent lorsque vous n’en avez pas. Mais tout le monde doit commencer quelque part, et le plus long voyage débute par un simple pas.

Bonne fête des Pères!

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